27 octobre 2006
balade parisienne
Alors bon, l'intérêt d'habiter Paris, c'est qu'il y a le metro.
Et dans le metro, on trouve des trucs rigolo, genre humour noir,
comme ça:
et puis en bonus, celle-là aussi, qui est vraiment de très bon gout...

23 octobre 2006
les pompeux cornichons
Je vous ai déjà parlé ici de l'excellent Eric Hazan, et son
précieux ouvrage LQR où il démonte le travail de sape que constitue l'acceptation
quotidienne d'un certain vocabulaire.
Par le biais de l'euphémisme généralisé, s'affadie la
pensée, s'aplanissent les envies de révolte. On ne parle ainsi plus de classe
sociale, mais de couches; En effet, quoi de plus inerte qu'une couche,
bravement coincée entre la couche du dessus et celle du dessous.
De la même façon, un philosophe, Vincent Sespedes s'attaque
dans Libé à une démarche similaire dans le domaine de la pensée
philosophique. Dans cette tribune, il s'attaque à une catégorie devenue
malheureusement dominante: celle des pholosophes de plateaux de télévision, les
"doxosophes ou expert de l'opinion (la doxa), docteurs ès banalités. Ceux
que pierre Bourdieux appelait les "intellectuels dégagés".
Si Bernard Henri-Levy est l'archétype de ces docteurs ès
banalités, Vincent Sespedes s'attaque à un autre compère, Luc Ferry,
spécialiste du négationnisme anti-soixantehuitard, considérant les penseurs
phares de la deuxième moitié du Xxéme siècle comme au mieux, des marginaux. Cet
ex-ministre de Raffarin qui cherche ainsi à vendre sa soupe de pensée se fait
vertement remettre à sa place dans cette tribune publiée dans le Libé du 23/10/06. Une
lecture revigorante pour un lundi matin.
11 octobre 2006
piège à con?
Alors voilà, je m'absente de Bordeaux depuis quelques mois,
et maintenant, c'est n'importe quoi, c'est l'anarchie, Juppé reviens. Et le
pire, c'est que j'ai bien essayé d'apporter ma pierre à l'édifice démocratique,
et que l'on m'en a empêché! Ça ne se passera pas comme ça, screugnueugneu!
Bon, je me calme et je raconte depuis le début: en exil
parisien, mais toujours inscrit sur les listes électorales bordelaise, l'envie
me prend de jouir de mes droits de citoyen; Je me présente donc au commissariat
le plus proche pour établi une procuration de vote au nom d'une amie
bordelaise. Et je poste donc, dans deux magnifiques enveloppes ciglées "Commissariat" 1- en courrier
simple, le volet destiné à mon amie, et 2-en recommandé avec accusé de
réception le volet destiné à la Mairie de Bordeaux;
Résultat des courses, mon amie a reçu son courrier dès le
lendemain, alors que la Mairie n'a paraît-il jamais eu vent de ma demande.
Je ne vous cache pas mon irritation. Je suis tout irrité; et
peut-être même un tantinet courroucé: me voilà donc, pauvre citoyen, interdit
de droit de vote.
Et pour quel résultat? Un victoire à 56% de la liste Juppé!
56% dites-vous? Voilà encore un sujet d'agencement qui me secoue: le vilain n'a
pas été élu par plus de la moitié des bordelais, non, sa liste a remporté
29.000 voix sur une ville de 220.000 habitant, soit approximativement 13% des
bordelais. Alors doucement les basses, sur le retour triomphale et l'honneur
lavé. Moi, mon honneur de citoyen a été bafoué lors d'une élection de complaisance.
Et qui va le laver, mon honneur à moi? Hum?
edit du 12/10/06: bon ok, finalement j'ai eu la preuve que c'est la faute de la Poste si je n'ai pas pû voter. Ce qui est largement aussi énervant: un courrier simple arrive en une journée, et un recomandé en 4 jours.... bravo le service public.. oups, j'ai dit un gros mot, là!