Poire, Cahouètes, Coffee & Cigarettes

Blog rédigé à plusieurs mains, "Poire,Cahouètes, Coffee and Cigarettes" est un lieu de débat autour de la politique, de la société, de l'information, et quelques autres petites choses encore. Un blog d'humeurs, souvent mauvaises.

13 janvier 2009

Je ne peux pas résister...

Aqui... au plaisir de mettre cette image que m'a fait parvenir un ami récemment. Elle illustre tellement bien notre monde de communication actuelle. Et j'en fais parti moi aussi avec les "a peu près" et autres "sentiments" ou "impressions"...

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07 janvier 2009

rappel de règles essentielles

A l'attention des journalistes ou futur journalistes, ou de toutes personnes chargées de rédiger informations ou communiqués:

12 règles infaillibles pour publier des nouvelles en provenance du Proche Orient dans les grands médias.

1. Au Proche Orient, ce sont toujours les Arabes qui attaquent les premiers et c’est toujours Israël que se défend. Cette défense s’appelle « représailles ».

2. Ni les Arabes, ni les Palestiniens, ni les Libanais n’ont le droit de tuer des civils. On appelle cela du « terrorisme ».

3. Israël a le droit de tuer des civils. Cela s’appelle de la « légitime défense ».

4. Lorsque Israël tue des civils en masse, les puissances occidentales demandent qu’il le fasse avec plus de retenue. Cela s’appelle « réactions de la communauté internationale ».

5. Ni les Palestiniens ni les Libanais n’ont le droit de capturer des soldats israéliens à l’intérieur d’installations militaires équipées de sentinelles et de postes de combat. Il faut appeler cela « séquestration de personnes sans défense »

6. Israël a le droit de séquestrer, à n’importe quelle heure et n’importe où, autant de Palestiniens et de Libanais qu’il lui plaira. Le chiffre actuel tourne autour de dix mille, parmi lesquels des enfants et des femmes. Il n’est pas nécessaire de fournir la moindre preuve de culpabilité. Israël a le droit de garder en détention indéfiniment des prisonniers, même si ceux-ci sont des personnalités démocratiquement élues par les Palestiniens. On appelle cela « emprisonnement de terroristes ».

7. Quand on mentionne le mot “Hezbollah”, il est obligatoire d’ajouter dans la même phrase : « soutenu et financé par la Syrie et par l’Iran ».

8. Quand on mentionne « Israël », il est catégoriquement interdit d’ajouter : « soutenu et financé par les Etats-Unis ». Cela pourrait donner l’impression que le conflit est inégal et que l’existence d’Israël ne court aucun danger.

9. Dans les informations concernant Israël, il faut toujours éviter qu’apparaissent les locutions suivantes : « Territoires occupés », « Résolutions de l’ONU », « Violations des Droits de l’Homme » et « Convention de Genève ».

10. Les Palestiniens, comme les Libanais, sont toujours des « lâches » qui se cachent au milieu d’une population civile qui ne les aime pas. S’ils dorment chez eux, avec leur famille, cela porte un nom : « lâcheté ». Israël a le droit d’anéantir, avec des bombes et des missiles, les quartiers où ils dorment. Cela s’appelle : « des frappes chirurgicales de haute précision ».

11. Les Israéliens parlent mieux l’anglais, le français, l’espagnol ou le portugais que les Arabes. C’est pourquoi ils méritent d’être interviewés plus souvent et, donc, d’avoir plus souvent que les Arabes l’occasion d’expliquer, au grand public, les règles ci-dessus pour la rédaction des nouvelles (règles 1 à 10). On appelle cela « la neutralité journalistique ».

12. Toutes les personnes qui ne sont pas d’accord avec les susdites Règles sont, et il faut que cela se sache, des « terroristes antisémites hautement dangereux ». Ou, dans la langue de Philippe Val, des "alliés (objectifs) de Ben Laden".

Posté par matiu à 13:19 - presse, media - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 novembre 2008

Judith, merci

Comme à chaque fois qu'elle prend le clavier, elle me fait un bien fou.
Je veux parler bien sûr de Judith Bernard, chroniqueuse de "Arrêt sur Images".
Parce que ses textes sont toujours fin, incroyablement intelligent et intelligible, autrement dit elle applique a elle même l'exigence qu'elle aimerait voir appliquée par les autres (les journalistes soi-disant professionnels).
Et surtout, surtout, parce qu'elle n'a pas peur du gros mot ultime POLITIQUE. non pas la lamentable mascarade des infos télé, fossoyeurs d'une démocratie moribonde. Non, la vrai politique, au sens propre du terme, celle qui n'intéresse (presque) plus personne, et surtout pas ceux qui sont élus pour la faire : l'organisation de la cité.
Et oui, le journalisme devrait être le métier le plus politique qui soit, en notre époque ou l'opinion publique se fabrique dans les médias.
J'adore le travail de Judith Bernard car elle dit, mieux que je ne saurai jamais le dire, exactement ce que je pense.
Alors tiens, pour le plaisir, voilà en entier sa dernière chronique consacrée à un immondice produit par M6. lisez bien tout jusqu'à la fin, c'est là que se trouve le coeur.

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chronique Le 27/11/2008 Par Judith Bernard

Ne dites pas « pauvreté des vieux » : dites « travail des seniors »

Zone interdite se penche sur les plus de cinquante ans « précaires »

Et si on se faisait une petite émission télé ? Allez, au hasard (le hasard en ces lieux s’appelle le Capitaine, pointant son index impérieux sur ce qui mérite qu’on s’y attarde), Zone interdite : le numéro de dimanche soir portait un titre étrangement long, abstrait et compliqué: « Précarité, discrimination, logement : douze millions de français en danger ».

En fait, derrière son côté ramassis de problèmes touchant énormément de gens divers, le titre, pudique, n’osait pas dire son vrai sujet, qu’on peut résumer comme suit : "plus on est vieux, plus on risque d’être pauvre". Comme ça faisait deux mots – vieux, et pauvre - que les médias évitent scrupuleusement, la rédaction a préféré le ramassis compliqué, nous laissant découvrir peu à peu qu’il ne serait question que des plus de cinquante ans (parfois un tout petit peu moins, souvent beaucoup beaucoup plus) et de leur difficulté à trouver les moyens de leur survie.

Mais on ne le dira pas comme ça. En langue média, on ne dit pas « vieux », on dit senior. Et en langue media, on ne dit pas qu’on est pauvre : on dit qu’on veut du travail. On va donc passer la soirée entendre parler des "seniors" qui veulent à tout prix "travailler", tandis que nos yeux verront des plus ou moins vieux luttant désespérément contre leur appauvrissement.

Le sujet n’est pas des plus glamour, et j’en devine au fond qui craignent déjà les images lugubres et les commentaires pathétiques, à vous plonger dans la neurasthénie jusqu’au prochain spot publicitaire. Mais c’est sans compter la formidable propension du petit écran à faire spectacle de tout, et surtout des faux-semblants.

I - Les jeunes seniors : perdre son emploi, garder la pêche ;-) !

Effets de façade et ciment télé

Des faux-semblant, en la matière, y en a foison : outre que le senior chômeur, comme à peu près n’importe qui devant une caméra, ne dit jamais "je veux de l’argent pour vivre décemment", mais dit "je veux travailler parce que c’est bien" (premier faux-semblant), le senior chômeur doit, en toutes circonstances, et alors qu’il a vraiment les boules, faire "bonne figure" et, comme on dit, "sauver la face" (deuxième faux-semblant).

Il doit en effet montrer partout et tout le temps (surtout devant une caméra) ce que l’époque appelle son "employabilité", chose qui ne veut rien dire et consiste essentiellement à faire mine qu’on a une super pêche ; c’est un effet de spectacle, une façade, et c’est extrêmement télégénique. Alors quand ça se présente, la télé ne boude pas son plaisir : au contraire, elle souligne, elle renforce, elle bétonne l’effet - elle cimente la façade avec tout plein de crépi musical...

...Ainsi voit-on Jacques au jardin tout sourire et tout musique, comme Olivier au jardin aussi (très très télégénique, le jardin, pour mettre en valeur une façade), tout sourire et tout musique aussi...         picto

La surenchère musicale façon pub est tellement appuyée qu’on se demande même si c’est pas un gag ou du second degré, mais non on se dit ça peut pas être ça, parce que quand même, pour Jacques, pour Olivier (qui était directeur commercial avant de postuler à un emploi de ramasseur de feuilles au camping), pour nous, c’est triste.

Sous le crépi, la faille

C’est triste, c’est dur, c’est grave, et nos seniors chômeurs, contraints à quémander un job, n'importe lequel pourvu que ça remplisse le frigo, ont du mal à cacher qu’ils morflent un maximum: seuls face caméra, devant l’interviewer assidu, qui fouille dans la blessure, forcément, la façade se lézarde et les larmes viennent: ils aimeraient les cacher, ils détournent les yeux, ce n’est pas ça qu’ils voulaient montrer - mais c’est sans compter la formidable propension de la télévision à faire spectacle de tout, et surtout de ce qui se refuse au spectacle.

 

 

Alors on serre au maximum sur le regard mouillé, on cadre bien, c’est dans la boîte, et zoom…

 

 

picto (séquence émotion)

 

...le jeune senior, déjà maltraité par le marché de l’emploi, se retrouve promu chair à canon télévisuel, et sa douleur servie comme un bon produit.

Y a pas d’hiatus


Entre le spectacle volontaire du côté "win", et le spectacle involontaire du côté "lose", c’est tout bénef à l’image et double effet télégénique ; qu’il y ait un hiatus, une contradiction flagrante entre les deux, et que le côté pile (au cœur du désastre) démente le côté face (à face avec les autres) ne sera pas creusé :

la télé n’aime pas beaucoup les profondeurs, et préfère glisser de surface en surface, sans trop réfléchir, un peu comme Martine qui lustre son carrelage déjà bien brillant "trois fois par jour", "pour ne pas trop réfléchir à (s)a situation qui est très lourde", comme elle dit avec raison. Zone interdite Seniors photo

Comme elle, le reportage s’agite, passe de pièce en pièce et de « personnage » en « personnage » plutôt que de se focaliser sur un seul et d’approfondir la réflexion – entendue comme reflet et comme effort de pensée.

Rêvons un peu : on pouvait imaginer, plutôt que ce collage superficiel de plans télégéniques, un portrait, un seul, de n’importe lequel des protagonistes ; on pouvait imaginer que l’interviewer pose des questions, de vraies questions : qu’est-ce qui vous manque, exactement, dans le travail : l’activité, ou le revenu ? Si c’est l’activité, comment se fait-il que seule une activité rémunérée ait de la valeur à vos yeux, ne pouvez-vous concevoir une activité dont vous soyez l'instigateur ? Si c’est le revenu qui vous manque, pourquoi ne le dites-vous pas comme ça ? Pourquoi dites-vous "travail" ? Est-ce vrai que "travail" et "revenu" sont synonymes ? Dans quelle classe sociale est-ce vrai ? Dans quelle classe sociale n’est-ce pas vrai ? Trouvez-vous que cela soit juste ? Pensez-vous que les choses peuvent changer ? Comment imaginez-vous qu’on pourrait changer les choses ? La politique a-t-elle le pouvoir de changer un tel état de choses ? Comment ça mes questions sont orientées ?

II – Les vieux seniors : attention, « précaires »…

Le premier reportage, sur les jeunes seniors mis au chômage avant la retraite, était un peu indécent, avec son double effet spectacle, et cette totale insconscience des enjeux de son propre sujet ; mais au moins, rendons-lui justice, il était instructif : des séquences en caméra cachée dans les officines de recrutement faisaient apparaître le jeunisme comme un critère officieux, mais absolument déterminant dans les entreprises à image moderne ; répréhensible par la loi, certes, en vertu de l’interdiction de la discrimination à l'embauche, mais difficile à qualifier, en raison des ruses des employeurs : on avait là quelques élément solides pour réfléchir à des moyens plus efficaces pour lutter contre le fléau, à défaut de prendre le problème par un autre bout.

Le second reportage, sur les retraités obligés de trimer jusqu'à pas d'âge pour bouffer, est carrément obscène. Parce que la situation, là, semble désespérée : c’est Joseph, 84 ans, qui se lève tous les jours à 3h30 pour faire chauffeur routier avec son gros camion, c’est Mauricette, 82 ans, qui fait mannequin pour payer son loyer… Les retraites des "personnages'" (comme dit la présentatrice) sont minuscules, leur solvabilité plus qu'improbable, leurs soins dentaires non finançables, leurs conditions d’existence, pratiquement misérables. Ce n’est pas de la faute du reportage, me direz-vous : c’est la situation qui est obscène, pas sa représentation. Mais il me semble que si : l’obscénité ici tient aussi à la nature de la représentation.

Mauricette au bras de Jésus, c’est glamour


D’abord parce que le reportage n’a pas pu s’empêcher, à nouveau, de bétonner les effets de façade, dont nous avons toutes les raisons de ne pas être dupes, avec de la bande-son bien glamour : quand Mauricette fait mannequin, ça passe bien, alors on vous le met en musique pour que ce soit encore plus fun, plus cool...

picto et plus branchouille, surtout.

Comme si c’était fun, et cool, pour Mauricette, de le faire pour pouvoir payer ses factures EDF.

La séance de pose avec celui qui fait "Jésus" est un moment d’anthologie de la société du spectacle, et de la télévision qui est sa métonymie : s’occupant d’offrir le spectacle de la charité, de l’entraide, de la solidarité intergénérationnelle, elle ne fait évidemment que du spectacle, et se dispense de réfléchir et d’œuvrer à cette solidarité dont elle mime les formes avec bonne conscience et tellement d'élégance...

Le reportage ne fait pas autre chose, puisqu’il se prive des moyens de réfléchir à ce qu’il montre, en n’interrogeant jamais les protagonistes sur la morale de ce qu’ils vivent. Quand ils disent, ces vieux, « c’est malheureux mais c’est comme ça », parce que c’est ça qu’ils disent, résignés, jamais on ne les relance, jamais on ne leur demande : ça ne pourrait pas être autrement ? Vous trouvez ça normal ? Vous trouvez ça moral ?

La question morale


Ce n’est pas la mission de la télé, me répondrez-vous peut-être ; les journalistes n’ont pas à "réfléchir", ils ont à montrer ; soit, mais alors qu’ils montrent, seulement - et qu’on m’enlève cette musique.

Ils n’ont pas à juger, me dira-t-on encore, ils ont à décrire, et la morale n’est pas leur affaire. Je veux bien. Mais pourquoi alors moralisent-ils quand même, brusquement très chatouilleux sur des questions d’éthique, quand il s’agit de mettre sa maison en viager ? Le troisième reportage, sur cette pratique qui permet à des vieux de vivre de la rente de leur maison pré-achetée, est copieusement traité sur le mode de l’interrogatoire moral :

Aucune question ne sera épargnée aux protagonistes de cette transaction « taboue »

 

 

L'interrogatoire moral(iste) picto

Sur cette question-là, c’est étonnant, on ne se lasse pas de demander au vieux ce qu’il en pense, l’invitant implicitement à méditer l’immoralité de son acte.

Il y a aurait donc, pour la morale à la télé, deux poids deux mesures : la morale d’une société faisant à ses vieux l’obole de retraites misérables et objectivement insuffisantes ne sera pas une seule fois interrogée ; la morale d’une société permettant à certains de vivre des revenus de leur argent qui "travaille" pour eux, tandis que d’autres n’ont pour capital que la "force" de travail de leur vieux corps fatigué, pas une seule fois mise en cause. Mais la morale d’un retraité faisant le "choix" de priver sa parentèle de son héritage, si.

Pourquoi ? Peut-être parce que les auteurs de ces reportages ne conçoivent la question morale qu’au singulier, dans l’acte individuel, et qu’ils n’envisagent pas qu’on puisse en appliquer les exigences à la collectivité. Peut-être parce qu’interroger la morale d’une collectivité débouche sur des questions politiques, et que ces questions-là, bien plus que celle du viager, sont taboues. Peut-être sont-elles taboues parce qu’elles sont segmentantes, et que segmenter n’assure pas les audiences larges et consensuelles que vise la télé. Peut-être qu’on ne peut pas faire de l’information, véritable, profonde, intelligente, quand on est obligé de faire du commerce d’images dans une économie de marché. Peut-être que ma conclusion est beaucoup trop politique. Mais ici, n'est-ce pas, je ne suis pas à la télé : je peux au moins me permettre de poser la question (pourvu que ça dure).

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25 novembre 2008

France-Inter, la honte

De jours en jours, l'ancienne meilleurs radio de France s'enfonce d'avantage dans la médiocrité, la nullité digne de RTL ou de Europe1. Toujours plus servile, toujours plus prétentieux (Nicolas Demorand) toujours plus inconsistant et appâté par une course à l'audimat ridicule, digne de celle que perd chaque jours France 2 en courant derrière les putasseries de TF1, les journalistes de France-Inter pietinent avec constance les principes de base de leur métier, et nous font oublier un peu plus qu'on avait pû aimer cette radio.
Dernière preuve en date, débusquée par les excellent Acrimed, le bidouillage plus que honteux monté sur l'histoire de la soi-disant "ultra-gauche" qui serait de retour en France (tremblez, bonne gens...)

Tripatouillage sur « l’ultra-gauche », en direct de France Inter

S'il avait été un vrai journaliste, le responsable, Denis Astagneau aurait dû être viré sur le champs. Au moins, il ferait mieux de s'en tenir à son obsession pour les voitures, là au moins il ferait moins de mal...

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19 septembre 2008

Comment vendre les OGM? l'exemple du Monde

Un superbe exemple de journalisme de commande, ou plutôt de titre mensonger:
Le Monde publie ce matin un article titré de façon enthousiaste : Un coton transgénique protège les cultures conventionnelles
Intéressant.
Sauf que, en lisant l'article, on s'aperçoit que la réussite contre le premier parasite s'accompagne d'une explosion d'un second, non sensible aux effets de l'OGM, que les paysans peu ou pas formés multiplient les épandages de pesticides... bref, toutes les catastrophes écologiques que l'on reproche, depuis toujours, aux OGM....
Ca c'est du grand journalisme...

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25 juillet 2008

Joffrin de Libération, raciste à l'envers

Dans son édito du 25 juillet, L.Joffrin le rédacteur en Chef de Libération tombe décidément bien bas.
Suite au différend qui oppose Siné et Val de Charlie Hedbo, L.Joffrin décide courageusement de prendre position pour celui qui sera médiathiquement le plus payant, l'ami de BHL, Philippe Val donc.
dans les deux derniers paragraphes de son édito, L.Joffrin lâche la bride à des remugles sinistre d'un racisme à l'envers qui prétendant défendre un cause, s'enfonce au contraire dans l'ignoble:

On dira que Charlie s’est mobilisé contre l’islamisme et que le journal ne peut, en conséquence, censurer des attaques symétriques contre les juifs. C’est introduire la confusion dans les esprits : attaquer une religion n’est pas attaquer une race. Réprouver l’intégrisme musulman et dénoncer le pouvoir supposé des juifs ce n’est pas la même chose. On est anti-intégriste dans le premier cas, raciste dans le second.

On choisit sa religion, on ne choisit pas sa race. L’islamisme est une religion devenue idéologie politique, soumise comme toutes les autres au feu de la critique et de la satire. Le fait d’être juif n’est pas un choix : attaquer les juifs en tant que juifs, comme le fait Siné, c’est la définition même du racisme.

Déjà, justifier ainsi la notion d'une "race" juive est une infamie qui devrait provoquer des hauts le coeur chez tout individu doué de raison. Mais le plus beau est dans la phrase suivante: etre juif n'est pas un choix..... je vous laisse méditer un instant là-dessus... avant de m'esclafer largement (si le sujet n'était si triste).
Depuis quand une religion n'est pas le résultat d'un choix? En France en 2008, on n'est pas obligé de patiquer une religion. Ni celle de ses parents, ni celle de son époux(se). Quand au mariage, il existe un truc qui, en plus, est le seul reconnu légalement, qui s'appelle mariage civil à la Mairie. Si on en veut un autre en plus, selon un rite religieux, ca s'appelle un choix, non?
Contrairement à la dernière phrase de L.Joffrin, c'est l'amalgame qu'il pratique, lui, entre choix de vie et "race" qui est, pour de bon, la définition même du racisme.

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07 avril 2008

les penseurs professionnels

« Or, comment donc ce quidam est-il devenu un beau jour prescripteur ? En reprenant à son compte de manière publique, visible et ostensible, les codes, les usages, les us et coutumes de ce petit monde qui le coopte après avoir mesuré son degré de servilité, puis vérifié son utilité pour le bon fonctionnement à la machine marchande. Disons-le autrement : en adhérant au rituel, c'est-à-dire en s'esclaffant avec ceux du milieu qui s'esclaffent, en vitupérant avec le même entrain grégaire, en doutant avec les douteurs, en affirmant avec les affirmateurs déjà en place. »

Michel Onfray « La puissance d'exister - Manifeste hédoniste » (Grasset - 2006)

'tain, on dirait un portrait de Philippe Val, BHL, Finkelkraut, et quelques autres....

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31 janvier 2008

Le moral des ménages

Ils sont vraiment trop fort, au Monde.
le 29/01/08, ils nous annoncent en titre : Le moral des ménages au plus bas depuis 1987.
Ca fait peur. Une formule qui pourrait laisser suggérer qu’en janvier 87, le moral des français était plus bas qu’aujourd’hui.
Les plus jeunes se demandent ce qui pouvait bien se passer en 1987 pour que ce soit pire qu'aujourd'hui, les plus vieux
cherchent comment c'était avant 1987....
Il suffit pourtant d'aller lire un peu plus loi dans l'article pour apprendre que : "Il s'agit du niveau le plus bas depuis janvier 1987 et le début des enquêtes sur le moral des Français."
...
...
Autrement dit, 1987, c'est tout simplement la date de la première mesure.
Si ca n'est pas une info manipulée, ca...

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15 septembre 2007

@rrêt sur images

Voilà enfin une bonne nouvelle: arret sur images prépare son retour, sur le web.

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21 août 2007

de la différence de traitement en journalisme

Un petit télescopage assez amusant: Au bureau, nous recevons 6 grands quotidiens nationaux tous les jours. Ils sont soigneusement disposés sur une grande table, à disposition de toute l'équipe. Et des fois, ca donne lieu à de grands moments de réflexion sur ce qu'est réellement le journalisme aujourd'hui.
Ces deux Une de grands quotidiens nationaux sont paru le même jour, le 17 aout 2008. Elles traitent du même sujet. A travers le choix de titraille, l'une des deux propose un point de vue, l'autre un discours de propagande. Saurez-vous retrouver qui fait quoi?
17_08_07huma17_08_07paris

Posté par matiu à 07:26 - presse, media - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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